EDEA 13 juin 2015, MBOG LIAA fêtait ses 20 années d’existence

Association Mbog Liaa

Ce site a été mise à jour le Mercredi 10 Novembre 2021 à 14:14

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ll n'a pas finit d'écrire les pages de son histoire, 21 ans après son intégration dans la profession de journaliste, Louis Noé Rigobert MBENGAN fait parti de la jeune génération des patriarches. Il a été initié dans la pure tradition bassa, et fait son entrée parmi les gardiens de la tradition . Depuis Avril 2013 c'est un bombock convaincu et heureux de ses nouvelles attributs qui a participé à la mise sur pied de l'association qui réunie les confrères et frères Bassa - Bati - Mpo'o. Ses études en sociologie lui donnent la capacité d'analyser son peule qu'il veut " réconcilier avec ses ancêtres pour avoir la bénédiction de Dieu".  C'est une charge un challenge qu'il s'est donné depuis son installation. mbombock Mbengan Nkaïnjé fait partie de l'équipe des rédacteurs du quotidien d'information L'ACTU".


Journaliste de formation et de profession , il évolue dans les cercles du mensuel francais  " LE MONDE DIPLOMATIQUE"

Vous êtes un patriarche Basaa, un Mbombog. Quel est l’intérêt et la symbolique de l'acte de que vous avez posé à la clôture des travaux de l’Assemblée Générale Constitutive de l'association des journalistes Basaa-Bati-Mpo'o ?

Mbombog Mbengan Nkaïnjé : La petite cérémonie à laquelle j’ai présidé à la fin des travaux de l’Assemblée Générale Constitutive de Hiku’u hi Loň à Boumnyébél est un engagement (Ndag) en direction des nos ancêtres et de Hilômlômbi (Dieu Tout Puissant), non seulement du bureau élu mais également de toute l’assemblée réunie pour implorer leur assistance, soutien et bénédiction. Car en effet, les morts observent et jugent tout ce que font les vivants. Le Mbombog doit le faire savoir à son peuple pour que cela lui serve de guide.


Vous avez tenu le " lead" d'un champ de "ralliement" pourrait-on dire, entonné en cœur à votre suite par l'assistance. Je suppose que vous ne l'aviez pas préparé ? Vous y aviez pensé au vu de la manière dont les travaux ce sont achevés ?

Mbombog Mbengan Nkaïnjé : le Mbombog n’est pas surpris. En allant à cette assemblée, je savais ce qui allait y être débattu et décidé. Je savais qu’à la fin des travaux, un ou des Mbombog allaient faire prendre un engagement tout en bénissant nos enfants. La conduite du rituel de bénédiction ne devait donc pas me revenir automatiquement. Mbombog Makon ma Pondi, journaliste à Cameroon Tribune et consacré Mbombog avant moi, aurait parfaitement pu le faire s’il avait été présent. Par ailleurs, la commission qui avait la charge d’organiser cette rencontre, pouvait légitimement inviter n’importe quel Mbombog pour faire ce rituel.

Ce ci dit, le Mbombog maîtrise une kyrielle de rituels qu’il a appris pendant son processus d’initiation, les mots sont choisis en fonction de l’événement ; l’assistance doit les reprendre en chœur, si elle les approuve, sous la conduite du Mbombog.

Que vouliez-vous exactement passer comme message ?

Mbombog Mbengan Nkaïnjé :
Depuis l’Assemblée Générale Elective tenue à Pouma en novembre 2012, notre mot d’ordre est clair : Le développement de notre contrée (Mahol ma Loň Yéh). Nous avons réitéré cette orientation prise à Pouma en la déclinant en trois variantes : Union, Concorde et Amour (Adna, Nsaň ni Gwéha inyu Mahol ma Loň).

L’explication est claire : si nos enfants ne s’aiment pas, c’est leur droit, seulement qu’ils sachent qu’ils vont vers leur perte. En revanche nous leur interdisons formellement de se combattre.

Pour nos frères et sœurs qui hésitent ou traînent encore le pas pour adhérer à l’association Adna Matéň ma Mbog Liaa, qu’ils évitent des combats qui pourraient disloquer cet engagement et s’opposer à ce que veut le peuple ; ils risquent de s’exposer à la malédiction des ancêtres et de Hilôlômbi.

Pour ceux qui y ont adhéré et qui ne voudraient plus continuer, qu’ils se retirent tranquillement en laissant les autres continuer le combat. Car il s’agit bien des rudes batailles que nous devons mener avec sagesse et intelligence pour sauver notre peuple, son identité et sa vision du monde.

Ce n’est pas une menace, mais une invite à une meilleure organisation pour faire entendre la voie de notre communauté et faire valoir notre point de vue pour la bonne marche de toute l’Humanité. Car le Mbog est l’organisation la plus ancienne qui existe au monde.

Vous avez assisté en qualité de patriarche, (Mbombog) ou simplement comme tous les autres, vous vous reconnaissez encore la qualité de journaliste ?

Mbombog Mbengan Nkaïnjé : J’y étais comme journaliste, mais je ne peux pas me séparer de ma qualité de Mbombog. J’assume fièrement les deux rôles. Je sais où se limite le travail de journaliste, mais également où je ne peux pas aller trop loin au titre de Mbombog.

En passant, après votre installation en tant que patriarche vous continuez d'être journaliste ?

Mbombog Mbengan Nkaïnjé : Je continue d’exercer ma profession de journaliste, en l’occurrence au sein du groupe New Pages Group qui édite le quotidien L’ACTU, l’hebdomadaire L’ACTU Sport et le magazine trimestriel Beyond L’ACTU. Je profite pour féliciter Emmanuel Gustave Samnick, le patron de ce groupe de presse, non seulement pour son élection au poste de Vice – président de Hiku’u Hi Loň mais aussi et surtout pour son attachement à son peuple.

Seulement mes charges de Mbombog sont au dessus de tout, je privilégie le rôle de patriarche. Vous remarquerez que j’évite certaines émissions Radio et Tv lorsque les débats vont dans tous les sens. Non pas que je n’aime pas la contradiction, mais le Mbombog doit dire ce qui est et montrer la voie à suivre. Imaginez – vous les dégâts que pourraient subir nos confrères en cherchant absolument à apporter des contradictions à mes propos ?


Quelle lecture faites vous du fait que les communicateurs, et de surcroît, les communicateurs Basaa-Bati-Mpo'o parviennent à parler d'une même voix, et surtout à s'accorder au cours des travaux, sans qu'il y ait comme d'habitude des éclats de voix ?

Mbombog Mbengan Nkaïnjé :  Les Basaa, les Bati et les Mpo’o sont attachés au respect de leur dignité. Cette particularité trouve sa source dans trois proverbes très connus 1)Tolo a tabé nlimil u njok ; qui veut dire que malgré la grosseur de l’éléphant, il ne commande pas la souris. 2) Me n’jél bé i mbay yoň (ou boň bô bi bum bô) ; chacun doit se battre pour son épanouissement, ce ci n’exclut pas la solidarité au contraire, chacun est heureux de constater que sa sœur ou son frère est épanoui. 3) Me kit me yéne : une décision prise doit être respectée dans l’esprit et dans la lettre jusqu’au moment où une décision contraire sera prise par la même assemblée ou une autre assemblée hiérarchiquement supérieure à la première, après un constat réel que la première décision n’était pas la bonne.

La prétendue mésentente qu’on voudrait coller au peuple de l’ère géographique de Ngog Lituba est plutôt un signe de vitalité et du respect des engagements pris. Lesdits engagements, parce que adoptés après avoir dissipé les malentendus suite à une discussion franche, ne doivent plus être mis en cause au gré des humeurs de qui que ce soit. Nous regrettons qu’on en fasse une lecture occidentalisée, revenons à nos sources.



Yvonne Cathy Nken
 

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Commentaires  

 
# Manguele 08-12-2013 21:50
Si franchement vous commencez par ne plus vous combattre dans vos médias respectif vous verrez que le message passera et vous serez naturellement comme les autres qui ont soutenu mordicus leur frères dans les médias meme lorsque ceu-ci avaient commis de fautes grossière de detournement de fond
Merci pour ce message
et vive la fratrie