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Je vous ai déjà dit dans les colonnes de cet éditorial que le moi est haïssable et je ne vais pas me déjuger. Cependant la responsabilité sociétale que j'ai accepté en tant que Président de notre association faîtière me commande une communication idoine, car j'ai moralement des comptes à rendre à une communauté qui a décidé de me faire confiance avec des pré réquisit dont le moindre n'est pas une certaine posture morale, car qu'on le veuille ou non, l'adage '' faites ce que je vous dis et pas ce que je fais n'est pas recevable en face d'une jeunesse en quête de repères.

Le 3 septembre dernier, j'ai reçu de mon fils qui fait partie de cette jeunesse, via Facebook, modernité oblige, la dernière chanson de Jay Z en version clip dont le titre a été repris comme titre de cet éditorial. Pour ceux qui préfèrent la langue de Molière, la traduction la plus appropriée serait: Présomption de culpabilité. Ce n'est qu'à ce moment que je me suis rendu compte que depuis près de quatre ans, mon rejeton et avec lui des centaines d'autres jeunes qui à tort ou à raison m'avaient pris pour modèle suivaient avec angoisse ce que je vivais, pas seulement par affection pour moi, mais parce que toutes les valeurs que je leur vendais à longueur de journée se trouvaient mises à mal par ce qui m'était reproché.

Depuis ce 3 septembre, je reçois des messages des centaines de jeunes anonymes, pour la plupart qui affirment n'avoir jamais douté de ma probité. Je remercie tant ceux qui pour de multiples raisons ne le font qu'après coup, que ceux qui me l'ont dit dès le premier jour de cette histoire digne de Javert et Jean Valjean dans les misérables, encore que Jean Valjean ait été un délinquant primaire ayant payé sa dette à la société, et que Javert par méchanceté et perversité avait décidé de faire replonger. Autant que je me souvienne, je n'ai jamais eu maille à partir avec quelque justice que ce soit, en attendant celle divine à laquelle nous serons tous un jour soumis.

L'histoire au moins provisoirement a un Happy end.

Sans prétention, si comme pour les fables de La Fontaine, il faut absolument une morale à cette histoire, celle qui me vient a l'esprit c'est que quoi qu'il vous en coûte, ne jamais renoncer aux valeurs qui fondent votre Être, car dit-on encore, ce qui ne vous tue pas, vous rend plus fort!
Merci pour votre confiance.

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