EDEA 13 juin 2015, MBOG LIAA fêtait ses 20 années d’existence

Association Mbog Liaa

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Ils  sont venus en grand nombre à ce rendez-vous traditionnel et coutumier. Ils ont marqués leur présence tant par leur nombre que par la qualité de la participation. Le traditionnel Bassa Mpoo Bati a émerveillé l’assistance. Et sur leur capacité à répondre aux questions de l’heure, on est resté pantois. Les chefs et les gardiens patentés de la tradition ont su créer un engouement pour le festival et une sainte émulation autour de l’intérêt commun de la communauté : son unité. L’enjeu perceptible étant de défense cette cause commune.

La cause commune   ici c’est l’unité de la communauté. Elle est d’autant plus importante que les Bassa Bati Mpoo se retrouvent disséminés ca et là dans les différentes régions du Cameroun. Les chefs traditionnels et les gardiens de la tradition ont servi d’exemple à la communauté en unissant leur voix pour cette cause commune. Et ils l’ont fait le 25 Juin 2016 à Douala.

Lorsque les Bus VIP, et gros porteurs de l’Agence de voyage FINEXS s’immobilisent au village du festival, c’est une colonne de personnes ayant un accoutrement particulier qui descend de ces bus de 70 places chacun. A l’intérieur, les bambombog, les gardiens de la tradition Bassa Mpoo Bati. Ils sont reconnaissables par leur tenue d’apparat, leurs colliers de formes et de couleurs différentes et surtout leur petit sac  accroché à l’épaule pour la plupart. Ils sont arrivés en masse pour démontrer, s’il en était encore besoin, aux yeux du monde entier, qu’ils donnent de la valeur à ce grand rendez-vous de leur culture. Ils sont Bassa, ils sont Mpoo, ils sont bati, ils sont arrivés en convoie dans ces nouveaux Bus que l’Agence FINEXS inaugure pour la circonstance. A leur arrivée, hôtesses et service du protocole sont à leur disposition. Les responsables de la tradition   arpentent le tapis rouge qui les conduit le long de l’axe qui mène à la tribune qui leur a été réservé. Ils vont traverser environ 100m de tapis rouge sous le regard admiratif de la communauté et des invités.

INTERVENTIONS DES BAMBOMBOGS

Une heure après le début de l’évènement les gardiens de la tradition vont prendre la parole. Par la bouche de Mbombog YEBGA. Une dizaine d’entre eux vont se lever autour du doyen, « Chasse-mouche » entre les mains, ils font le tour du village du festival et bénissent l’assistance. Ils   passent ensuite un message de paix. En langue Bassa, ce moment s’appelle « SAI MBOG ». Un instant bref pendant lequel les patriarches procèdent à la bénédiction de leur peuple. « Le peuple doit s’unir c’est notre souhait et notre vœux vous devez vous unir, chasser le virus de la division du milieu de vous diront-ils. Retrouvons les valeurs des temps passé qui ont maintenu des années durant les liens d’unité entre nos aïeux ».

Durant cette bénédiction, ils ont tous soulevé leur bâton de commandement en signe d’approbation, et comme pour dire Non au démon de la division, et surtout Non à la pluie qui tentait de s’abattre sur le village du festival. Le geste n’est pas passé inaperçu, d’autant plus que les festivaliers vont alors passer neuf jours sans une seule goute de pluie au village du festival. Il avait pourtant plu à Douala tout au long de cette période. Il a plu au quartier Bépanda vendredi 1er Juillet et Samedi 02 Juillet 2016. Mais pas une goutte de pluie sur l’étendu du village du festival. Qui a empêché la pluie de tomber sur le site du festival ? Question à 1 francs….

LES CHEFS TRADITIONNELS

S’il est vrai que les chefs traditionnels étaient en grand nombre, il est par ailleurs vrai qu’ils ont représentés les traditions de toute l’aire culturelle Mbog Liaa : Nyong et Kellé Sanaga Maritime, Nkam, Wouri, Océan. Sa majesté Mbey MATOLO le chef du Canton Bati, le chef du Canton des Bassas du Wouri sa majesté MBODI EPEE, les chefs de différends villages de la Sanaga Maritime et du Nyong ékéllé. A leur coté les chefs traditionnels des communautés sœurs tel le Prince héritier Jean Yves Eboumbou Douala Manga, le nouveau roi du Canton Bell, Sa majesté El hadj Aboubakar Bako chef supérieur des Mbamois, Une forte délégation des chefs Supérieurs de l’Ouest , et le Sultan Roi des Bamouns, Ibrahim Mbombo Njoya pour ne citer que ceux là.   Une véritable mixité de culture observée ce jour, une véritable intégration des peuples perceptible déjà par cette danse traditionnelle des peuples Sawa , « ésséwé », qui va ouvrir le chapitre des danses traditionnelles

SOIR AU COIN DU FEU

Il aura été le grand absent durant cette grande rencontre. Un coin qui nous aurait rappelé les soirées festives du temps de nos aïeux, les rassemblements de nuit en famille autour d’un feu de bois, dont les étincelles apportaient un éclat particulier. L’ambiance du coin de feu ou contes et légendes se racontent, et au cours duquel les chefs passaient des messages, en racontant des histoires vraies ou imaginaires, des poèmes instructifs, des proverbes, l’ambiance autour de cette flamme qui restaient allumée le temps de la soirée, avec le bruit des tam-tam ou simplement le chant des oiseaux,   …. Soir au village, c’était le grand absent. Surement avec les nombreuses actions à entreprendre l’on a simplement oublié cet aspect physique de la tradition Mbog Liaa. Mais ca, ce n’était que parti remise. Et pour les organisateurs, «  Ce sera l’une des priorités  au prochain festival. »

L'évènement en images

Yvonne Cathy NKEN

Journaliste

 

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